Cette
page est dédiée aux
compte-rendus de concerts, d'artistes corses ou pas, au gré des
opportunités et de nos goûts.
Pour
faciliter la consultation et la
navigation dans le site, les concerts sont désormais sur plusieurs
pages séparées. A Filetta et l'Alba ont droit à des pages dédiées. De
même, les concerts des Rencontres polyphoniques de Calvi sont traitées
à part. Et enfin, les concerts de jazz ont leur page.
Avant 2006 2006 2007 2008 2009 2010
Les
concerts de L'Alba
sont ici.
De même, les Rencontres polyphoniques de Calvi ont également leurs pages spécifiques :
Et les concerts de jazz sont ici.Sur cette page, concerts de :
Barbara
Furtuna (mai 2009)
Barbara
Furtuna (novembre 2008)
Barbara
Furtuna (décembre 2007)
Canta
U Populu
Corsu Bataclan 2008
Canta
U Populu
Corsu Olympia 2009
Canticello
Cinqui sò
Thomas Dutronc
Femin'Arte
U Fiatu Muntese
Patrizia Gattaceca Paris mai 2010
Isulatine
Francine
Massiani
Meridianu
I
Muvrini 2007
I Muvrini 2010
Anghjula
Potentini
Quilapayun
Rencontres musicales de Calenzana 2010
Settembrinu in Tavagna 2010
Via
Crucis avec Barbara
Furtuna, Paris 2008
Voce Ventu & Mieko Miyazaki,
Paris 2010
Lo Còr de la Plana, Paris 2008
Xinarca
Chjam' è rispondi à Pigna
Babel (words) de Sidi Larbi Cherkaoui
Rappelons que les annonces
de concert sont en page "Agenda".
Et que la liste des vidéos est ici.

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Voce Ventu a rencontré en 2007 l'artiste japonaise Mieko Miyazaki. Dans
le cadre de résidences, ces artistes ont travaillé un répertoire
commun, ont été invités à se produire en Corse, sur le continent et
lors d'une tournée au Japon.
Pour célébrer cette rencontre musicale, deux concerts étaient organisés
à Paris dans le bel auditorium du Musée Guimet les 28 et 29 mai 2010.
Comme l'écrit Pierre Barouh dans le texte de présentation du CD,
quel beau voyage!...
Ce samedi soir, nous avons assisté à un très beau concert. Loin d'être
un collage ou une juxtaposition de traditions éloignées, ce spectacle
était une vraie rencontre. Berceuses japonaises ou corses (Ciucciarella
bien sûr mais surtout une formidable création de Voce Ventu), chants
traditionnels des deux îles (notamment une belle recréation de Sakura
chanté en japonais par Voce Ventu) !
Avec Mieko Miyazaki (koto, voix), Manuel Solans (violon), Voce Ventu
:
André Fazi (voix, guitare), Anthony Geronimi (voix), Frédéric Poggi
(voix, guitare), Eric Ressouche (voix), Frédéric Sini (voix) et Antoine
Leonelli (guitare).




Photos : Jean-Claude Casanova



Source : Corse Matin du samedi 13 mars 2010
Alain et Jean-François, pour deux heures et vingt minutes de concert
et d'échanges, de dialogues, avec un public visiblement aux anges.
Dix-neuf dates en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse. Dix-neuf succès
Les frères Bernardini, avec un nouvel album, restent un fer de lance de
la culture corse
Genève ce jeudi. Troisième étape helvète pour I Muvrini. Dans une
tournée européenne avec six soirées en Allemagne et deux autres aux
Pays-Bas. Chaque fois, les guichets affichent complet. Ce jeudi soir,
le Théâtre du Léman, pour le premier des deux shows, a juste dix
malheureuses places à vendre sur les 1 200 disponibles !
Alors, malgré la grisaille genevoise et le froid alpin, les coeurs de
nos mouflons sont réchauffés. « L'accueil est splendide et surprenant,
s'enflamme Jean-François Bernardini. »
Les mini-vans transportant, à travers l'Europe, la vingtaine de
musiciens et techniciens totalisent 3 500 kilomètres. Et il y en aura
encore 2 000 à avaler jusqu'à la date d'Aix-en-Provence, le 18 mars.
« À Montreux, il y a deux ans, on
était stupéfait »
Dans les loges du Théâtre du Léman, le groupe papote, grignote, boit un
thé. Jean-François, jamais inactif, s'affaire sur son ordinateur. Ou
compulse son calepin. « Venez voir, j'ai reçu le nouveau clip pour la
sortie de l'album... » Car, oui, précision utile, la tournée s'appuie
sur Gioia : 14 titres enregistrés cet hiver à Taglio Isolaccio, un
nouvel album qui cimente ce spectacle.
Vers 17 h, durant la balance et les différents réglages, Spiko,
l'ingénieur du son allemand improvise un peu d'anglais et de corse pour
se faire comprendre. « Ce sont vraiment des bosseurs, observe Pierre
Smeith, responsable de la logistique sur ces dates genevoises. Je les
avais fait venir à Montreux, il y a deux ans, tout le monde avait été
stupéfait. J'avais envie de travailler encore avec eux. » Et il n'est
pas le seul.
Francis Theurillat, pour sa première collaboration avec I Muvrini, a
organisé ces neuf concerts suisses : « Ils ne se plaignent jamais et
ils ont envie de donner du plaisir, c'est incroyable. »
Un discours qui cadre peu avec la distance qu'une partie de l'opinion
publique corse entretient avec le groupe. Pierre Grisoni, technicien du
son, connaît bien ce paradoxe : « Je travaille avec eux depuis
vingt-cinq ans, jamais un mot plus haut que l'autre et le souci du
professionnalisme est toujours là. C'est pour ça que l'on arrive à
faire ce type de tournée, chaque année. Après, être prophète en son
pays... »
Un zeste d'humour en plus dans le
spectacle
Dans une salle magnifique, juste sous le prestigieux hôtel Kempinski,
c'est à 20 h 30 que la fille de Michel Leeb, Fanny, offre une première
partie dans un registre jazz vocal plutôt bien tourné.
Puis, les deux frères Bernardini accompagnés de Stéphane Mangiantini à
la tierce et de six musiciens fidèles, embarquent le public pour 2 h 20
de concert. Canzone per Sarah, Di, Alma, A voce rivolta, Agnus Dei,
Amsterdam... La play-list est redoutable d'efficacité. Le groupe jongle
intelligemment avec les styles, les succès et les dernières créations
dont l'entraînant Bonafurtuna, Gioia, Tu mi manchi.
Les 1 200 spectateurs mangent littéralement dans la main de
Jean-François Bernardini. Ce dernier tombe le costume du grand orateur
pour jouer sur l'émotion de la voix de cet ami de 101 ans, Vincent
Franchini, qui a prêté ses beaux accents rocailleux.
Et puis le leader du groupe se fait macagnone, rappelle aux Genevois un
célèbre casse des années 80 réalisé par des Corses... Mais, toujours,
sérieux et profitant de l'occasion, répète les mots de Rousseau, fierté
locale : « Cette petite île étonnera l'Europe... »
Les Muvrini donnent tout. Et reçoivent un accueil à la mesure de leur
générosité. À l'issue du show, ils improvisent une séance de dédicaces
de Gioia, tout juste sorti des cartons de Sony.
La nuit glaciale frappe et c'est l'heure d'un dîner commun. Autour
d'une fondue ou d'une viande, musiciens et techniciens. Toujours
ensemble. Il est 2 h du matin, lorsque la tribu des mouflons déambule
dans le Genève interlope pour regagner son hôtel. Ce soir encore, ils
partageront un peu de Corse. Cette fois à Neuchâtel.
Lire aussi l'interview de Jean-François Bernardini
Christophe Laurent
Les photos du concert de Genève en diaporama :
www.corsematin.com/ra/diaporama/245079/diaporama-le-concert-d-i-muvrini-a-geneve




Après plusieurs années d'absence, c'était le grand
retour d'U Fiatu Muntese à Calvi. Comme le souligne Frédéric Giuntini,
ce concert doit beaucoup à l'insistance de Paul Parenti. Le concert
mêle chants sacrés (Agnus Dei,
Sanctuaris, Miserere) et chansons, paghjelle (Tanti suspiri) chants anciens (O Mà, Tumasgiu, Fortunatu, Confessione) et créations
récentes (Karma. Mandela...), puis, à la demande
spéciale de Paul, A Muntagnera,
et enfin en dernier rappel le Diu vi
salvi Regina.
Un immense plaisir de retrouver ce groupe de grand talent, avec deux
nouveaux membres et une envie et un plaisir de chanter toujours
évidents.

U Fiatu Muntese à Calvi © J.C. Casanova
D'autres photos ici.

C'est dans le cadre inhabituel du Couvent de Corbara que Xinarca
donnait un concert ce samedi de juin, étape d'une série de concerts
dans l'Île.
La voix s'élève de derrière l'autel, une voix grave très prenante,
évoquant parfois les chanteurs géorgiens. Puis Xinarca fait son entrée
: un jeune homme grand et mince aux longs cheveux bruns. S'accompagnant
de sa cetera d'Oletta, seul instrument d'époque (XIXe siècle)
actuellement joué, il offre au public un beau concert, avec des
explications détaillées sur chaque chant. On retiendra notamment A Chjesgia Nera, et un I Mulatteri d'Ulmetu pour lequel le
chanteur avait distribué dans la salle des sonnailles de mule !

CANTA IN PARIGI


Photo : Carole Guelfucci
Dès l'entrée à l'Olympia, le ton est donné : la
fouille est de rigueur. Le préposé me demande : "Vous n'avez pas de ...
?" Je réponds avec assurance : "Non !" et je passe. Nous apprendrons
plus tard de Ceccè Buteau que les R.G. sont passés par là et ont
demandé au service d’ordre de l’Olympia d’interdire les t-shirts à
l'effigie d’Yvan Colonna ainsi que les drapeaux Corses et le
Ribellu !!! (Lire le récit de François Dominici en page "nove".
Les drapeaux à testa mora se sont néanmoins très vite déployés pendant
le concert, et celui à l'effigie du ribellu s'est retrouvé sur scène !.

La première partie était assurée par Noi,
le talentueux groupe de rock corse qui chauffe la salle. Après le petit
entracte, la tension était un peu retombée quand les chanteurs et
musiciens de Canta font leur entrée sur scène, salués par une ovation.
Ceccè Buteau prononce quelques mots, appelant de ses voeux une justice
"qui se fonderait sur l'homme et non sur la raison d'Etat" (à lire ci-dessous). Au fil des morceaux, la ferveur se
fait plus forte, le public est debout dès le milieu du concert, où le
groupe présente un florilège de chants anciens (Ci hè dinu) ou plus récents (E canzone di Natale), et, bien
entendu, le concert s'achève sur un vibrant Diu vi salvi Regina.
(voir le compte-rendu de Jacques Paoli pour Corse Matin ci-dessous et
ses photos sur le site du
groupe.)







Ce Vendredi saint 21 mars 2008, les Concerts Parisiens présentaient
salle Gaveau "Via Crucis - Rappresentatione della Passione di Cristo",
avec l'Ensemble italien "L'Arpeggiata" et l'Ensemble corse Barbara
Furtuna, ainsi que les chanteuses Nuria Rial et Lucila Galeazzi.
Le programme composé par Christina Pluhar, qui dirigeait et jouait
du théorbe, faisait alterner chants traditionnels corses et italiens et
compositions baroques du XVIIe siècle de Monteverdi, Ferrari, Sances et
Merula.
Un très beau concert, moins sombre que le thème pouvait le laisser
penser, avec en particulier un Maria Carpinese, chant
traditionnel des Pouilles chanté par Barbara Furtuna et repris en
rappel, un extrait du Laudario da Cortona, un Stabat Mater
de Sances après celui du Nebbiu, et trois rappels au total.
Et les quatre chanteurs de Barbara Furtuna (*), émus de chanter, comme leurs illustres devanciers de Canta, pour le Théatre de la Ville, nous offrent un magnifique concert. Des créations, des polyphonies sacrées, une polyphonie dalmate, la tension monte graduellement pour culminer avec Sott'a lu Ponte, A Violetta, A me Brunetta et enfin la paghjella chantée en rappel, sur le devant de la scène sans amplification.
Nous rejoignons le groupe au foyer pour un échange très intéressant avec Jean-Philippe, qui manifestement connaît sa polyphonie sur le bout des doigts!
(*) Jean-Philippe Guissani, André Dominici, Maxime Merlandi et Jean-Pierre Marchetti.

Lire également le compte-rendu de Carole sur son site
Les compte-rendus des concerts de l’Alba sont sur une page dédiée.
"Sabbatu u 2 di ferraghju 2008, torna una volta, Canta hà purtatu a
Cultura Corsa in Parigi. U gruppu Isulatine hà assicuratu a prima
parte.
Stù cuncertu à u Bataclan era una manera d'addunnì i Corsi di u cuntinente, mà dinù una mansa di ghjente d'altrò.
U publicu venutu numerosu hà intensu une poche di nove canzone chì seranu nant'à u prussimu discu, per esempiu una canzona in umagiu à Natale Luciani : "A canzona di Natale".
(Compte-rendu ADECEC)

© Fiure di Ghjacumu Paoli
Ambiance très chaude en ce samedi soir au Bataclan pour le concert de début d'année de Canta u Populu Corsu à Paris. La première partie était assurée par Isulatine, dans des conditions très difficiles car le public continuait d'entrer et les conversations se poursuivaient. En dépit de ce manque de respect regrettable, Antoinette et ses trois amies ont bravement assuré quatre chants, en osant le jazz avec Duie è una.
Quelques minutes plus tard, une ovation a accueilli l'entrée de Ceccè Buteau et du groupe mythique du riacquistu qui aura offert un concert de qualité où nouvelles chansons (E Canzone di Natale) côtoyaient les anciennes telles que Cumpagneru, Ch'è Dinu ou A Palatina reprises en coeur par un public enthousiaste déployant drapeaux corses et bandere à l'effigie du ribellu. Interpellations des chanteurs, slogans nationalistes, le spectacle était décidément aussi dans la salle !
Après plus de deux heures de chants, la soirée se termine comme il se doit par un vibrant Diu Vi Salvi Regina repris par le public.Des photos de cette soirée ici.
http://canta.adecec.net/bataclan08/

Nous étions à Bourges ce 28 juillet 2006 pour assister au concert donné par Isulatine à 21h30 en la Cathédrale Saint-Etienne.
Dans ce cadre magnifique, les quatre chanteuses ont montré l'étendue
de leur répertoire : paghjelle (E stelle et Terzetti),
chant liturgique traditionnel (Stabat Mater), créations (E'
tant'omi muti, Era)..., berceuses (La mia diletta, Dormi
per pena), jazz (Duie è una).
Aux chants de l'album Sogni d'Aprile se sont ajoutés notamment
le poignant Era, S'avissi, une création de Jean-Claude
Acquaviva, Isula Dea, le Stabat Mater de Calenzana...
Les créations, sur des poèmes de Paulu Santu Parigi (présent au
concert) et Jean-Claude Acquaviva (S'avissi) traduisent bien les
principales préoccupations du groupe : l'enfance, la vie des femmes
dans toutes les cultures, le respect de soi et des autres...
Les nombreux spectateurs (plus de 1 000),
visiblement sous le charme, ont vibré au fil des émotions suscitées par
ces chants, culminant avec le Dio Vi Salvi Regina.


Anghjula
Potentini en concert à Pigna en septembre 2007








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