Les Rencontres Polyphoniques de Calvi

Année 2025

Dernière mise à jour : 30/11/2025

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37èmes Rencontres de Chants Polyphoniques de Calvi
16 au 20 septembre 2025

À l'iniziu c'era a voce

  

 

U SVEGLIU CALVESE
La Poudrière / Citadelle
20260 CALVI

Tél : 04 95 65 23 57
Fax : 04 95 65 41 54
Mail : svegliu@gmail.com

Les autres années sont >>>>>>>>> ici <<<<<<<<<<.


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Le programme se prépare...
Première information : le vendredi 19, A Filetta retrouvera Kiya Tabassian et l'Ensemble Constantinople pour leur magnifique création "Clair Obscur".

La programmation sera bientôt annoncée… vous pouvez toutefois déjà vous procurer votre abonnement !
Comme chaque année, U Svegliu Calvese vous propose deux types d’abonnements :
Abonnement #1 - concerts de 18h00 et 21h30
Abonnement #2 - concerts de 11h00, 18h00 et 21h30
L’achat d’un abonnement vous donne également accès au concert d’ouverture du lundi 15 septembre à 21h30.

Accès à la billetterie sur le site internet www.rencontrespolyphoniques.com

04/09/2025

C’est Lucibela que nous retrouverons le 15 septembre prochain, pour la pré-ouverture de ces 37es Rencontres de Chants Polyphoniques !
Fidèle héritière de Cesária Évora, la chanteuse originaire de São Nicolau, s’attache à faire revivre les mornas et coladeiras, ce patrimoine immatériel qu’elle juge menacé et trop peu valorisé au pays.
Elle présentera « Moda Antiga », son troisième album : une célébration du patrimoine musical du Cap-Vert.

lucibela

L’achat d’un abonnement donne automatiquement accès au concert de pré-ouverture.
Rendez-vous ce soir pour l’annonce des premiers noms

05/09/2025

Première salve de noms pour la 37e édition des Rencontres de Chants Polyphoniques de Calvi :

lucibela
Camerata Figarella / Saucējas / Ablaye Cissoko et Cyrille Brotto /Trio Nóta / Caamaño & Ameixeiras • A FILETTA et Constantinople

Quatuor Æsthesis et Peter Corser, Fiuminale, Frank Tenaille, ainsi que Enza Pagliara, Alessia Tondo, Dario Muci et Davide Ambrogio rejoignent l’affiche des 37es Rencontres de Chants Polyphoniques de Calvi.
Encore un peu de patience pour l’annonce de la programmation complète !

lucibela

13/09/2025

Le programme des XXXVIIèmes Rencontres de Chants Polyphoniques de Calvi
15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 septembre 2025 - Citadelle


Lundi 15 21h30 Cathédrale Soirée d'ouverture :
Lucibela
(Cap Vert)
Moda Antiga

Mardi 16

18h Cathédrale Enza Pagliara, Alessia Tondo, Dario Muci & Davide Ambrogio
(Pouilles)
L’anno più felice della mia vita
  21h30 Cathédrale Quatuor Aesthesis & Peter Corser

Birds
Mercredi 17 11h Cathédrale Écoute publique d'archives sonores
Séance d'écoute de chants traditionnels corses.

18h Cathédrale Saucejas
(Lettonie)
Lucia

21h30 Cathédrale Ablaye Cissoko & Cyrille Brotto
(Sénégal, France)


Jeudi 18

11 h Cathédrale Fiuminale (Corse)


18h Cathédrale Caamaño & Ameixeiras
(Galice)


21h30 Cathédrale Camerata Figarella
(Corse)
"Cantà in Cumpagnia"
Vendredi 19 11 h Cathédrale Salon de musique de Franck Tenaille
Les femmes et les musiques du monde
18 h Cathédrale Trio Nóta
(Hongrie)
Chants de Hongrie tissés à trois voix


21h30 Cathédrale A Filetta & Constantinople
(Corse, Canada)
Clair-obscur
Samedi 20 11h Église Saint Marie Majeure Leï
Chant polyphonique féminin
18 h Cathédrale Golsa (Iran)
Poèmes traditionnels et chansons originales en persan
21h30 Cathédrale CALUSGIULE À L’ULTIMU :
Clôture avec les participants aux Rencontres
Avec : A Filetta, Enza Pagliara, Dario Muci, Davide Ambrogio, Constantinople, Peter Corser, Trio Nóta, Leï et Golsa.

Chaque soir les chants d'A FILETTA accueilleront les groupes invités


Chaque jour, avant le concert de 18h, Philippe-Jean Catinchi vous donne rendez-vous dans une partie de la cathédrale généralement inaccessible au public : il s’agit des vestiges de l’ancienne cathédrale, où il traitera d’un sujet en rapport avec le programme.
Attention ! nombre de places limité.

Cap corsin, né au sein d’une famille de musiciens, Philippe-Jean Catinchi est par ordre alphabétique, adepte de la course d’orientation et de la course en montagne, admirateur de Vladimir Nabokov et d’Italo Calvino, agrégé d’Histoire, animateur de débats sur la littérature ou l’histoire, auteur de livres pour la jeunesse et d’un essai sur les polyphonies corses, escrimeur, journaliste au Monde, membre de divers jurys (Goncourt des Lycéens, Prix du livre d’Histoire du Sénat…), spécialiste de Marguerite Yourcenar.


La page des Rencontres : rencontrespolyphoniques.com.

Découvrez les artistes participant aux Rencontres sur la page Invités.

Le journal des Rencontres

Les textes de ce petit journal sont rédigés au fil de l'eau, parfois "à chaud", souvent vers 1h du matin, au retour des concerts ou le lendemain matin tôt afin d'être transmis à la rédaction de la Gazette (voir ci-dessous) et d'alimenter cette page.
De ce fait, il livre les premières impressions brutes - voire brutales - du rédacteur. Puis ce commentaire est repris, enrichi, approfondi, affiné quelques jours plus tard, au gré des réminiscences, des discussions et des analyses.
Le lecteur ne devra donc pas s'étonner de voir évoluer ces textes. Qu'il n'hésite donc pas à revenir sur la page !

Vous trouverez ci-dessous des photos prises par des photographes professionnels : Armand Luciani (Casta Libre), et Olivier Sanchez (Crystal Pictures), et aussi les miennes (avec parfois quelques jours de retard faute de temps).

Toutefois, exceptionnellement, j'aurai un accès à internet assez limité cette année. Vous trouverez donc peut-être moins de photos des Rencontres en septembre, mais je me rattraperai en octobre !

Pour toutes ces photos, il vous suffira de cliquer dessus pour les agrandir.

Lundi 15 septembre

lundi

Selon la tradition bien établie, le festival qui commence officiellement le mardi, nous offre une soirée d'ouverture la veille.
Cette année c'est la chanteuse cap-verdienne Lucibela qui ouvre ces 37es Rencontres. Accompagnée par Toy Vieira, guitare 7 cordes, piano et José Antonio Soares, cavaquinho, tous deux excellents, Lucibela nous a chanté mornas (histoires d'amour sur un ton plutôt léger) et coladeiras (la coladeira est plus rapide et dansante que la morna, et les paroles abordent avec dérision des sujets d'actualité) ; en somme l’âme cap-verdienne, la condition des femmes, la nostalgie, l’océan, d'une voix ample et chaleureuse.
On pense évidemment à Cesária Évora, mais le chant de Lucibela est plus gai et plus doux. Elle a fait danser le public de la Cathédrale, sous le charme.
Un très beau concert qui a mis en joie le public et qui fait présager de très belles Rencontres.

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Photos : Jean-Claude Casanova - ©L-Invitu.net

Mardi 16 septembre

mardi18

Pour le premier concert officiel de ces Rencontres, nous retrouvons Enza Pagliara et Dario Muci, cette fois accompagnés d'Alessia Tondo et Davide Ambrogio.
En juillet 1954 l'ethnomusicologue américain Alan Lomax arrive en Italie pour enregistrer la beauté et la variété extraordinaires des musiques de la tradition populaire italienne. Sept mois de recherche du nord au sud de la péninsule et plus de deux mille enregistrements dont certains seront publiés dans les volumes 15 et 16 de Columbia World Library Of Folk And Primitive Music. Il ramène aussi de nombreuses photographies publiées dans un livre intitulé L’anno più felice della mia vita.
Le programme du concert qui reprend le titre du livre est un hommage à Alan Lomax. Le quartet vocal reprend le travail de l'ethnomusicologue américain pour mettre en lumière à travers le chant polyphonique son projet novateur qui fit entendre une culture méconnue et souvent méprisée.
Un répertoire très varié alternant des morceaux traditionnels des Pouilles avec tamorra, et de magnifiques ballades. De la berceuse au chant de protestation, des complaintes à la conjuration, un concert vibrant et sensible.

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Photos : Jean-Claude Casanova - ©L-Invitu.net

Avant cela, nous avions retrouvé à 17h30 Philippe-Jean Catinchi pour un exposé passionnant autour de Pascal Paoli dont on a fêté cette année le tricentenaire. Des livres à découvrir : la biographie du Babbu di a Nazione par Antoine-Marie Graziani (éd. Tallandier), ainsi que La Geste du peuple (A. Piazzola) et Les grandes dates de l'histoire de la Corse - 17 juillet 1793, du même auteur chez le même éditeur.

mardi21

Une grande première pour Jean-Vincent Servetto qui a récemment intégré le groupe A Filetta, qui chante ce soir Si more a cita (Oedipe-Roi), La Folie du Cardinal et enfin U Sipolcru. Ce soir il nous semble que les basses ont encore pris de l'ampleur. Magnifique !!

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Photos : Jean-Claude Casanova - ©L-Invitu.net

Nous avions beaucoup apprécié le quatuor Æsthesis lors de sa prestation en 2022, et nous étions très impatients d'entendre sa collaboration avec Peter Corser que nous avons entendu dans le projet Lumio réunissant A Filetta et Abdullah Miniawy.
Le programme de ce soir intitulé Birds navigue entre répertoire classique, folklore et chanson. Les arrangements de Jonas Mordzinski pour quatre voix et un saxophone se mêlent à des œuvres inédites de Peter Corser. Le saxophone est comme une cinquième voix, ce qui enrichit considérablement la palette de timbres du quatuor réunissant une soprano, Lucie Minaudier, une mezzo-soprano, Céleste Lejeune, un ténor, Abel Zamora, et une basse, Jonas Mordzinski, aux voix magnifiques.
Après Bluebird de Stanford, une composition de Peter, Anser Indicus, introduit El Cant dels Ocells de Casals, suivi des Rossignols. Une autre composition de Peter, Shine, puis c'est le merveilleux Gaprindi Shavo couplé avec une composition de Ravel. Viennent ensuite Le chant des oiseaux de Janequin, une composition de Peter et Jean-Claude Acquaviva, puis le drôlatique Concert de différents oiseaux. Et en rappel, le Black Bird de Lennon-Mc Cartney.

Un concert très apprécié par le public. Décidément, ces Rencontres commencent très bien !

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Mercredi 17 septembre

mercredi11

Pour ce premier 11 h Damien Delgrossi et Dominique Bianconi présentent des archives sonores de la phonothèque du Musée de la Corse. Ces nouveaux enregistrements du fonds Quilici sont l'occasion de dissiper quelques idées reçues sur le chant corse, notamment sur le territoire d'extension du chant polyphonique et sur le rôle des femmes. De très belles captations, en particulier une belle Alcudina.

Philippe-Jean Catinchi nous présente aujourd'hui "Les révolutions corses et l’identité républicaine" d'Erick Miceli (Le bord de l'eau) et "Ceux que la nuit choisit" de Joris Giovannetti (Denoël). Toujours passionnant !

mercredi18

Puis vient le concert du groupe letton Saucejas.

Les quatre femmes (Janta Meža, Elina Ellerez, Vineta Romane et Marta Konevale) vêtues de costumes traditionnels très colorés ont interprété des polyphonies de Lettonie liés aux coutumes saisonnières, familiales et de travail en plein air.
Débutant par des chants liés au printemps, elles sont passées à l'été en se coiffant de magnifiques couronnes tressées. L'arrivée de l'hiver s'est traduite par l'apparition de châles et de gants.
Les quatre chanteuses maîtrisent parfaitement les techniques de la polyphonie lettone. C'est magnifiquement exécuté avec une belle présence scénique et une bonne humeur constante, toutefois sans beaucoup d'émotion. Un beau concert néanmoins, très applaudi par le public.

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mercredi21

Avec les trois chants d'A Filetta, le bizutage du dernier arrivé se poursuit. Jean-Vincent interprète une paghjella puis Sub Tuum et enfin un merveilleux Lacrimosa. Jean-Vincent, on te garde !

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Pour sa troisième participation aux Rencontres, Ablaye Cissoko dialogue cette fois avec l'accordéoniste Cyrille Brotto.
L’accordéon tisse un contre-chant subtil et délicat aux sons cristallins de la kora. Le duo franco-sénégalais nous entraîne dans un voyage spirituel, auquel la voix veloutée d’Ablaye Cissoko ajoute une touche aérienne.
Un sentiment de paix et de sérénité nous enveloppe après ce très beau concert.

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Jeudi 18 septembre

jeudi11

Au concert de 11h, la Cathédrale est quasiment pleine pour accueillir le duo Fiuminale formé par Maxime Merlandi et Jean Philippe Guissani. Nous retrouvons avec grand plaisir ces anciens de l’ensemble Barbara Furtuna qui présentent une sélection de chants ayant jalonné leur parcours. Des chants traditionnels (Fortunatu, Veni o bella, A Merula, Sott'a lu ponte...), des chants sacrés, des créations, sans oublier une merveilleuse version corse de La chanson des vieux amants de Jacques Brel. En rappel, dédié à la mémoire de Stéphane Casalta récemment disparu, un vibrant Diu vi salvi regina accompagné à la cetera.
Un très bon moment que l'on aurait volontiers prolongé.

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A 17h30 Philippe-Jean Catinchi nous parle aujourd'hui de James Boswell, de John Symonds ("Observations sur l'état actuel de l'île de Corse 1767" - ed. Piazzola) et de l'Exposition " Napoléon IV, Le Prince corse oublié (1856-1879)" qui a lieu actuellement au Musée de Bastia.

jeudi18

A 18 h le duo galicien Caamaño & Ameixeiras composé de Sabela Caamaño, accordéon chromatique et Antía Ameixeiras, violon et voix, commence son concert. Les deux jeunes femmes avaient à peine joué une dizaine de minutes quand un énorme fracas retentit : un élément de corniche s'était abattu sur le sol, fort heureusement sans blesser personne.

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La Cathédrale est évacuée dans le calme, et les deux artistes décident de reprendre le concert en acoustique sur les marches de la Citadelle, jouant notamment Amor de mis amores (La Foule). Une belle initiative de ces deux jeunes musiciennes qui, en plus du talent, manifestent à la fois beaucoup d'humour et d'empathie.

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Le concert terminé, une scène s'improvise sur la Place d'Armes ; bénévoles et spectateurs forment une chaîne pour acheminer des chaises pliantes sur la Place d'Armes, pendant que les techniciens transportent sonorisation et éclairages. En une heure, tout est prêt. Le concert de la Camerata Figarella aura bien lieu !

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Photo François Canava

Pour la suite, tout se déroulera dans la nouvelle salle de spectacle.
Il convient de féliciter les organisateurs et les bénévoles pour leur réactivité remarquable face à un évènement aussi grave et imprévisible.
jeudi21

Mais revenons à la musique : A Filetta introduit de belle façon la soirée avec un chant d'Himalaya, l'enfance d'un chef (Norbu ?), Per ogni addiu et la version courte de L'Invitu de Médée.

AF
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La Camerata Figarella rassemble des musiciens de musique de la Renaissance et des chanteurs traditionnels corses.
L'ambitieux programme de ce soir s'intitule Cantà in cumpagnia : à la Renaissance chanteurs et instrumentistes se retrouvaient ensemble (“in compagnia”) autour de textes sacrés et profanes. Ce concert est donc une rencontre musicale unique autour de la paghjella, du cantu sacru, du madrigale italien et de la frottola toscane.
D’un côté quatre improvisateurs et instrumentistes à vent : Ange Sierakowski, clarinette, William Dongois, cornet à bouquin, Stefan Légée à la sacqueboute (ancêtre du trombone), Fausto Sierakowski, saxophone ; de l'autre quatre voix, trois chanteurs du groupe Tavagna : Michè Paoli, Jean-Etienne Langianni et Daniel Genet, et le baryton italien Enea Sorini.
Une belle réussite avec en conclusion un Lamentu à Ghjesù dans lequel voix et instruments s'accordent merveilleusement.

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Vendredi 19 septembre

vendredi11

C'est donc dans le hall de la Salle de spectacle que nous retrouvons Franck Tenaille pour son exposé "Les femmes et les musiques du monde".
Des premières chanteuses de blues (Mamie Smith, Ma Rainey) à Misia, un exposé passionnant, avec des anecdotes personnelles sur Cesaria Evora et Myriam Makeba. Clin d'oeil à Dominique Bianconi présente dans la salle, l'exposé s'achève avec un extrait de S'è tu passi de Donnisulana.

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vendredi18

Après les émotions de la veille, d'autres émotions nous attendaient ce soir. J'avoue que j'étais un peu dubitatif à la lecture du programme du concert de 18 h. Bartók, Ligeti, chant hongrois... J'attendais un concert rébarbartif et peut-être ennuyeux.
Ce fut tout le contraire avec le trio NÓTA composé de Cati Delolme, Gabrielle Varbetian et Mélissa Zantman. Mélissa est déjà venue aux Rencontres : elle jouait de la batterie et chantait avec Rassegna, et chantait en s'accompagnant de l'accordéon avec Joulik. Le programme intitulé Öröm, qui signifie « Joie » en hongrois, associe des œuvres chorales de trois compositeurs hongrois - Béla Bartók, Zoltán Kodály et György Ligeti -, la plupart du temps composées pour grands chœurs, que le trio a réarrangé pour trois voix. à des chants traditionnels de Hongrie.

Le titre du programme leur va comme un gant : les trois chanteuses sont drôles, facétieuses, émouvantes et leur complicité est évidente. Elles jouent avec leurs voix, avec des petits instruments en métal ou avec la flûte en bois de Mélissa, virevoltent en déplacements circulaires et fluides.
Les voix se mêlent, s’entrelacent, se répondent ; polyphonies subtiles, baladeuses, légères, endiablées, plus profondes ou berceuse tendre.

Les chanteuses rompent avec l’académisme pour proposer une interprétation renouant avec les traditions populaires d’un pays traversé par des multiples influences culturelles.
On retrouve les thèmes principaux de la musique hongroise (exil, deuil et cœurs brisés) dans ces chants. Les textes parlent d’amour naissant ou passionné, de noces, pas toujours heureuses... On y entend aussi les échos d’un monde rural, pastoral, paysan et des commères – mimées par le trio – se raconter les derniers potins du village.

Des voix exceptionnelles de pureté et de justesse, des arrangements subtils transformant les chants traditionnels en polyphonies lumineuses, une précision remarquable dans l'exécution, une présence scénique et une gestuelle parfaites... C'est bien une joie partagée qui nous animait au sortir de cet émerveillement de chaque instant.

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vendredi21

Pour conclure ce qui restera une soirée mémorable, le concert "Clair-Obscur" réunissait Constantinople et A Filetta .
Nous avions déjà vu ce programme à plusieurs reprises, ici-même et Salle Gaveau, mais ce qui put au départ apparaître comme une belle esquisse est maintenant devenu un répertoire cohérent.
Dès le premier morceau, Ognunu porta altu a so storia, on est envoûté. Les polyphonies d’A Filetta s'entremêlent avec les chants et musiques composés et orchestrés par Kiya. Les quatre membres de Constantinople (Didem Başar, kanun, Tanya Lapperière, viole d'amour, violon baroque, Patrick Graham, percussion, et Kiya Tabassian, setâr, voix) sont des musiciens exceptionnels. C'est d'une beauté indescriptible.
Je me bornerai à évoquer le fabuleux Lamentu di Ghjesù. Un premier couplet entonné par Jean-Claude sur un tempo lent et sur un registre bas, les autres couplets chantés tels qu'habituellement, mais avec en plus le choeur psalmodiant "Perdono, mio Dio", avant de finir le dernier couplet avec une intensité incroyable. De nombreux spectateurs avaient les yeux humides au sortir de ce somptueux concert !

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J'en oublie les conseils de lecture de Philippe-Jean : "De toute éternité" de François Cucchi(Omara) et "Le serment des apothicaires" de Pierre-Joseph Ferrali.

Samedi 20 septembre

Avant le concert de 11h, un groupe d'abonnés australiens a organisé un petit concert devant l'église.

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samedi11

Après l'intensité des concerts de la veille, le défi était grand pour le duo Leï. Laurène Barnel et Carine Habauzit ont créé ce duo en 2022. Le répertoire annoncé, intitulé Amarre, était bâti autour de l'imaginaire des eaux. Le programme chanté a paru quelque peu différent. Beaucoup de berceuses, des chants de Méditerranée (Espagne, Portugal, Corse, Turquie, France) et des emprunts au répertoire classique (Pergolese, Delibes).
Je retiendrai de ce concert le chant sépharade et un chant soufi.

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Pour ler dernier rendez-vous de 17h30, Philippe-Jean termine sa chronique sur Pascal Paoli et conseille deux ouvrages : "La Séparation" de Serge Graziani (A. Piazzola) et "Histoires cruelles et amours obscures" de Marie Ferranti, à paraître chez Gallimard le 9 octobre prochain.

samedi18

Le concert de 18 h était assuré par la chanteuse iranienne Golsa. A la lecture du programme intitulé "Poèmes traditionneles et chansons originales en persan", nous nous attendions à entendre de la musique traditionnelle persane. En fait, si Golsa chantait en farsi, sa musique aux sonorités tantôt jazzy, tantôt folk, tantôt bossa-nova, n'avait aucun caractère iranien. Et nous aurions aimé avoir quelques explications sur les textes chantés. Un accompagnement à la guitare assez minimaliste, un manque de variété dans les mélodies, tout cela n'a pas entraîné un enthousiasme délirant de la salle. Le seul petit bémol de ces Rencontres.

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samedi21

Et vient le moment de ces calusgiule à l'ultimu, le final des Rencontres. Vont se relayer sur la scène : A Filetta,

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Peter Corser,

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A Filetta de nouveau,

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Golsa,

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Leï,

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De nouveau A Filetta,

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le Trio Nóta,

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Enza Pagliara, Dario Muci, Davide Ambrogio

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A Filetta avec Kiya Tabassian,

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Constantinople,

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Pour l'occasion Jean-Claude invite Jean Sicurani, présent dans la salle, à rejoindre les chanteurs pour quatre chants. Un moment d'intense émotion.
Puis c'est Kiya qui rejoint les chanteurs pour un magnifique Rex.

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Et pour finir, une pizzica endiablée d'Enza, Dario, Davide et deux danseurs des Pouilles. Géant ! Comme on aurait voulu prolonger cette soirée !

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Et vient le difficile moment des adieux. Au sortir de cette "parenthèse enchantée", il faut souligner encore l'ambiance exceptionnelle d'échange et de fraternité qui a prévalu tout au long de ces Rencontres, l'extrême gentillesse de tous les bénévoles et leur disponibilité de chaque instant. Nous avons tous la certitude de nous retrouver dans un an, dans un lieu qui reste à déterminer.
Jean-Claude nous l'a assuré, les Rencontres 2026 auront bien lieu, même si, comme on peut le craindre, la Cathédrale restera indisponible pendant plusieurs mois, mais nous sommes persuadés que le Svegliu trouvera encore une fois des solutions !
La salle de spectacle a des atouts indéniables en termes de confort, d'acoustique et d'espace scénique. Certes, sa location grève le budget mais je suis certain que les abonnés accepteraient une hausse du tarif. A suivre...

L'organisation de ces Rencontres fut encore une fois exemplaire, et nous félicitons encore les organisateurs pour leur réactivité face à l'imprévu.
Un immense merci à toutes et à tous, artistes, bénévoles, techniciens, dessinateurs...

Je reproduis ici le très beau texte d'Odile Lecour-Thomann publié dans la Gazette "confidentielle" (celle du dimanche qui n'est disponible que sur le site des Rencontres) :

« Les Rencontres de chants polyphoniques de Calvi, le seul événement au monde où on se rend sans connaître le programme, les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes. Un festival où les mots évoqués ne sont pas des idées, des concepts, mais une respiration circulant naturellement en flux de conscience. Amitié, considération, partage, respect se déclinent mélodieusement sur la partition écrite par une équipe au grand cœur.

Le talent et la créativité rivalisent avec l’audace et la curiosité pour des propositions inouïes et inoubliables. Les Rencontres, là où le miracle a sa place en libérant à l’avance et de façon inhabituelle les chaises où va s’effondrer avec grand fracas la corniche de la cathédrale !

Là où naît une formidable et toute simple chaîne de solidarité pour recréer en un clin d’œil un espace spectacle digne de recevoir les merveilleux artistes de la soirée et où on sera accueillis comme si de rien n’était. Les Rencontres, là où on chante dans toutes les langues, toutes les époques et les régions du monde avec une magnificence frôlant la perfection et en fil conducteur les sept chanteurs de A Filetta qui nous rappellent que tradition et création ne sont pas des gros mots.

Les Rencontres, c’est aussi la Poudrière, où manger devient un moment d’exception pendant lequel les créations gastronomiques proposées par Frédérique et compagnie accompagnent rires, danses et chants spontanément partagés. Là où la gazette nous attend tous les soirs avec les clins d’œil ironiques, sarcastiques et souvent tendres d’une équipe de gais lurons au pinceau insolent. Là où Enza Pagliara et Dario Muci, fidèles invités, donnent le tempo et de voix de maîtres réveillent et entraînent dans leurs sillons les nombreux et si différents invités.

Les Rencontres, c’est un grand navire que pilote une équipe qu’on rêverait d’avoir en gouvernement idéal : François, Dumè, Valérie, Michel, Francesca, A Filetta, Philippe-Jean, Orlando et toutes ces figures incroyables qui les entourent ; un ballet de sourires et de générosité, d’attention et d’intelligence au service de chacun.

Un absent cette année, notre Breton unique, Claude, dont l’humour et la clairvoyance nous manquent. Un temps de fête avec la musique, de découverte, de retrouvailles, d’amitié et de PAIX. Celle-ci, quotidiennement évoquée par Jean-Claude Acquaviva, est au centre des aspirations, comme un fruit rare à retrouver, préserver et toujours glorifier. Et puis l’irrésistible apparaît lorsque le président parle de l’élan amoureux, lorsque ses mots poétiquement et parfois avec un doux humour nous caressent le cœur pour ouvrir une nouvelle soirée qui s’annonce grandiose.

Ces Rencontres qu’on attend chaque année comme un souffle de vie, une source d’inspiration, une grande respiration avant de s’engager dans une nouvelle saison. Les Rencontres depuis plus de 20 ans sont la source d’inspiration de la Maison du Chant, bravo à tous, merci tout particulier à Valérie et Jean-Claude, merci pour ce cadeau inestimable. »

La demi-heure de Philippe-Jean

Comme nous l'avions suggéré l'an dernier, le quart d'heure de Philippe-Jean Catinchi a doublé de volume, à la satisfaction générale. C'est désormais à 17h30 que nous nous retrouvons dans les vestiges de l’ancienne cathédrale (du moins, juqu'au jeudi !) pour 30 minutes toujours enrichissantes.

Les dessinateurs

Treizième année de présence de la joyeuse équipe des dessinateurs de presse ! Bauer, Philippe Antonetti, Battì et Yann Le Borgne croquaient sur le vif et nous restituaient leurs dessins dans "La Gazette du polyphone".

La Gazette

Chaque jour, retrouvez la Gazette du Polyphone à la boutique !
Sous la houlette de Serena, la "Gazette du polyphone" est devenue une institution. Sous ce nom « vintage », se cache l’organe de presse officiel du festival. Ni Pravda,ni New York Times, ni même tabloïd genre The Sun, il a parfois flirté avec la presse people, imitant à s’y méprendre la une de Voici !
Comment le qualifier ? Farceur, iconoclaste, moqueur, impertinent, toujours fluide,parfois glacial, il est le reflet d’un jeu commencé dès les débuts des dessinateurs dans le festival, un jeu dont nous serions les victimes, et eux les bourreaux ! Victimes consentantes, nous cherchons à chaque parution, qui est plus victime que l’autre. Mais il arrive que les victimes se rebiffent… È tandu falanu asciute è bagnate.* * Version locale de : « la vengeance est un plat qui se mange froid ! »

Disponible chaque jour à la boutique, on y trouve les meilleurs croquis des dessinateurs cités ci-dessus, l'allocution présidentielle du jour (celle de François Canava, évidemment) le petit billet ("La rubrique") du rédacteur de ces lignes (un bref condensé "à chaud" du journal que vous pouvez lire ci-dessus).
Chacun des cinq numéros de la Gazette pourra être téléchargé en pdf à sur le site des Rencontres : https://www.rencontrespolyphoniques.com/gazette

Les tops

Un petit sondage parmi les spectateurs donne les résultats suivants pour les prestations jugées les meilleures :
Quasi unanimité pour : A Filetta / Constantinople, Enza Pagliara / Alessia Tondo / Dario Muci / Davide Ambrogio, Trio Nóta
Juste après, Camerata Figarella, Ablaye Cissoko / Cyrille Brotto, Aesthesis / Peter Corser, Fiuminale.
Evidemment, difficile de porter un jugement sur Caamaño & Ameixeiras dont la prestation a été interrompue par la chute de la corniche, mais un avis très favorable sur ce qu'elles nous ont fait entendre.
Bref, une édition 2025 très relevée.

Les flops

La corniche de la Cathédrale, évidemment !
Et les deux concerts du samedi un peu en retrait par rapport à la qualité des concerts de la semaine.

Rendez-vous le 15 septembre 2026 (en fait très probablement le lundi 14 !) pour la XXXVIIIème édition qui se déroulera du 15 au 19 septembre 2026.

Communiqué de François Canava

Les 37emes Rencontres se sont terminées avec le succès que nous avons connu, les retours sont élogieux et nous vous en sommes reconnaissants.
Nous voudrions encore saluer l’élan de solidarité qui s’est manifesté lors de l’incident qui s’est produit le jeudi pendant le concert de 18H00 dans la cathédrale. Nous avons dû dans l’urgence organiser le concert de Camerata Figarella sur la place d’Armes, notre équipe technique a été au top …et les artistes sensationnels.
Les concerts des vendredi et samedi ont été délocalisés dans la salle de spectacle de la Communauté de Communes de Calvi-Balagne.
Nous tenons à saluer la réactivité des services de la Comcom afin de recevoir les artistes, techniciens et public dans les meilleures conditions.
Le Conseil Communautaire réuni hier nous a informé par la voix de son président de sa décision de mettre la salle à notre disposition gratuitement. U Svegliu Calvese salue cette décision et tient à remercier la Comcom pour ce geste qui nous touche particulièrement.
A ringraziavi à tutti.

Note : N'hésitez pas à revenir plusieurs fois visiter cette page. Le journal sera enrichi de commentaires supplémentaires ainsi que de mes photos quand elles auront passé l'épreuve de la sélection ! 10 novembre 2025 : Vous pouvez à présent retrouver mes photos dans une galerie photo.


Les Rencontres dans la presse

À l’iniziu c’era a voce. Premières notes des XXXVIIes Rencontres de Chants polyphoniques de Calvi

Maria-Serena Volpei-Aliotti le Lundi 15 Septembre 2025 pour Corse Net Infos

Du 16 au 20 septembre, la citadelle et la cathédrale de Calvi résonneront une fois encore des voix venues de Corse et du monde entier.

« À l’orée de l’automne, Calvi s’apprête à vibrer aux sons des XXXVIIèmes Rencontres de Chants Polyphoniques, du 16 au 20 septembre 2025 avec une première partie ce lundi 15 septembre au soir. Portée par l’association U Svegliu Calvese, cette édition, intégralement installée dans la cathédrale, propose un voyage entre traditions enracinées et horizons lointains.

« Encore une fois, cette programmation reste fidèle à notre volonté, celle d’être enracinés dans notre terre tout en allant explorer d’autres contrées », souligne Dominique Bianconi, président du Svegliu Calvese. « L’apport d’ailleurs peut enrichir les créations locales, et c’est ce que nous essayons de faire depuis le début. »

Une programmation riche et métissée

Du Cap-Vert avec Lucibela, à la Galice avec Caamaño & Ameixeiras, en passant par la Lettonie avec Saucējās ou encore l’Iran avec Golsa, les Rencontres font résonner des voix uniques et singulières. La Corse, quant à elle, demeure incontournable avec A Filetta, Fiuminale ou encore le nouvel ensemble Camerata Figarella, qui marie chant médiéval italien et polyphonies corses.

Les spectateurs retrouveront aussi des artistes déjà accueillis à Calvi mais venus présenter de nouvelles créations, comme le chanteur sénégalais Ablaye Cissoko, accompagné de l’accordéoniste Cyrille Brotto. « Nous avons voulu, malgré les contraintes budgétaires, préserver la qualité de la programmation. La cathédrale offre une acoustique remarquable et un cadre unique », précise Dominique Bianconi.

L’importance du bénévolat

Si les Rencontres peuvent exister depuis près de quatre décennies, c’est aussi grâce à l’investissement de dizaines de bénévoles. « Leur engagement est essentiel. Sans eux, rien ne serait possible. Ils accueillent, accompagnent, organisent et donnent vie à cette manifestation qui appartient à toute la communauté », insiste-t-elle.

Plus qu’un festival, une rencontre

En parallèle des concerts, les spectateurs pourront découvrir des expositions (Korbac & Louki Soprano, Armand Luciani, Olivier Sanchez), assister aux éclairages quotidiens de Philippe-Jean Catinchi (17 h 30), ou encore feuilleter la « Gazette du polyphone », publiée chaque jour.

Trente-sept

Reportages de "Chemins de Terre"

"Chemins de terre", l'émission de Radio Rennes consacrée aux musiques traditionnelles et d'inspiration traditionnelle, a consacré deux émissions aux Rencontres :

Lundi 29 septembre 2025
- L'émission débute avec un invité au téléphone, Kaabi Kouyaté, griot guinéen. Il vient de publier un album intitulé Tribute to Kandia chez Buda Musique en hommage à son père Kandia Kouyaté, figure emblématique de la musique ouest-africaine.
- Elle se termine par un retour sur les 37èmes Rencontres de Chant Polyphonique de Calvi qui ont eu lieu du 15 au 20 septembre avec le bilan "à chaud" de François Canava, président de l'association U Svegliu Calvese qui organise cet événement. On écoute A Filetta et le trio Nóta.

A écouter ici : https://soundcloud.com/chemins-de-terre/cdt_250929

Lundi 6 octobre 2025
- L'émission commence avec Jean-Marc Ploquin, disquaire à Rennes chez Les Enfants de Bohème. Il présente le concert Les Irlandais de Bretagne qui aura lieu dans la boutique le mercredi 15 octobre à 18h.
- Elle continue avec un nouveau retour sur les 37èmes Rencontres de Chant Polyphonique de Calvi qui ont eu lieu du 15 au 20 septembre avec Dominique Biancani, secrétaire depuis l'origine de l'association U Svegliu Calvese qui organise cet événement. On écoute Ablaye Cissoko & Cyrille Brotto et Enza Pagliara & Dario Muci, artistes programmés lors des rencontres.
- Elle se termine avec des nouveautés discographiques : Mater Nullius du chanteur et multi-instrumentiste italien Davide Ambroggio, La Noche du groupe espagnol Radio Tarifa, Acide Balkanique du groupe roumain Balkan Taksim et le EP éponyme de Jacky Molard Quartet.

A écouter ici : https://soundcloud.com/chemins-de-terre/cdt_251006



Calendrier perpétuel des Rencontres

(merci à Max pour ses explications)