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Art roman en Saintonge

Dernière mise à jour : 24/08/2025

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La Saintonge est parsemée d'églises romanes au décor somptueux..

Notre visite commence par Surgères.

Surgères

Surgères est construite sur une boucle dominant la Gères qui lui a donné son nom. Un jardin public planté de marronniers séculaires ceinture l'enceinte médiévale. Après une superbe porte Renaissance, on arrive devant l'Eglise Notre-Dame du XIIe siècle dominée par un imposant clocher octogonal garni de colonnettes. La façade, ornée de deux registres d'arcatures, est renforcée de deux faisceaux de colonnes. La corniche du bas montre les signes du zodiaque ou l'image des Vices alternant avec des animaux (coq, singe...) ; celle du haut évoque les travaux des mois entre des animaux fantastiques. A l'étage, des niches abritent des cavaliers.
A l'intérieur, le choeur voûté en cul-de-four est éclairé par cinq fenêtres romanes à colonnes.

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Aulnay-de-Saintonge

L'église Saint Pierre apparaît dans le cadre des cyprès du vieux cimetière qui possède encore sa croix hosannière du XVe siècle.
La façade ouest comprend un portail en arc légèrement brisé, entouré de deux arcades formant enfeus (niches funéraires). Au tympan de l'arcade de gauche est sculptée la Crucifixion de Saint Pierre ; à celui de droite, le Christ en majesté entouré probablement des apôtres Pierre et Paul. Le transept est très développé. Le clocher carré en surmonte la croisée.
Le portail du croisillon droit est un véritable joyau. Il contient des voussures couvertes d'un décor minutieusement sculpté. La 1ère est ornée d'animaux (griffons, centaures) et de rinceaux en léger relief, d'inspiration orientale. Sur le 2e voussure, soutenue par des atlantes assis, figurent les apôtres et disciples du Christ. Sur la 3e voussure les vieillards de l'Apocalypse tiennent chacun une fiole à parfum et un instrument de musique. Sur la 4e voussure, un âne musicien, un bouc, une chouette, une sirène... Au dessus de ce portail s'ouvre une grande baie dont la vousssure médiane est décorée d'effigies des Vertus terrassant les Vices.
A l'intérieur les chapiteaux, notamment ceux du transept, sont remarquables : éléphants aux oreilles minuscules, Samson et Dalila, le meurtre d'Abel par Cain, diablotins tirant la barbe d'un homme...

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Matha

Un court arrêt au village de Matha pour admirer St Pierre-de-Marestay (XIIe s.) très remaniée mais qui a gardé dans son chevet des sculptures intéressantes : couple, musiciens, animaux..

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Nous quittons provisoirement la Charente Maritime pour la Charente, avec pour destination St Amant de Boixe

Saint-Amant-de-Boixe

L'abbaye de St Amant possède une église de taille imposante (69 m de long). A l'intérieur, la majestuesue nef en berceau est soutenue par deux bas-côtés très étroits et presque aussi élevés qu'elle. Au transept, coupole du 12e s. Le choeur est désaxé par rapport à la nef. Nous rencontrons le forgeron du village qui fait une démonstration de son savoir faire.

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Saintes

La capitale de la Saintonge est riche de deux mille ans d'histoire.

La Cathédrale St Pierre fut construite sur les bases d'un édifice roman dont il reste une coupole au bras Sud du transept. Sa construction date en majeure partie du XVe siècle. Le clocher ne fut jamais achevé, et un dôme de plomb remplace la flèche initialement prévue.

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Sur le quai de la Charente se dresse l'arc de Germanicus, sauvé par Mérimée.

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L'Abbaye-aux-Dames fut consacrée en 1047.. Les bâtiments conventuels s'ordonnent autour de l'Abbatiale de style roman saintongeais. On découvre une immense façade et un curieux clocher caractérisé par un étage de plan carré décoré de trois arcades par face. L'étage est surmonté d'une assise octogonale sur laquelle repose une rotonde percé de 12 baies géminées séparées par des colonnettes.
Les voussures du portail montrent six anges adorant la main de Dieu, les symboles des évangélistes, le supplice des martyrs et 54 vieillards musiciens. L'arcade droite évoque la Cène, celle de gauche le Christ face à cinq figures nimbées.

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L'Eglise St Eutrope fut reconstruite à la fin du Xie siècle. La flèche est haute de 65 m.

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La crypte offre un contraste saisissant avec l'église haute. Elle est pourvue d'une nef à collatéraux, d'un déambulatoire et de trois chapelles rayonnates. Le choeur abrite le sarcophage reliquaire de st Eutrope.

L'Amphithéâtre gallo-romain doit une partie de son charme à la verdure qui a envahi ses gradins à flanc de vallon. Il pouvait accueillir 15 000 spectateurs.

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Une très agréable promenade dans la verdure permet de remonter en ville. Au passage, belle vue sur St Pierre.

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Chadenac

L'arcature de l'étage et le fronton de St Martin de Chadenac datent du XIXe s; mais la partie inférieure date du XUUe. Les faisceaux de colonnes qui courent sur toute la largeur portent les chapireaux et les voussures, mais aussi quatre haut-reliefs.

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Rétaud

Edifiée au XIIe s, l'église St Trojan possède une frise sur sa façade, un clocher octogonal et une abside à pans richement sculptée. Le chevet à pans est magnifique, ainsi que la corniche très ciselée.

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Meursac

Un choeur roman voûté en breceau brisé prolonge un édifice gothique renforcé par des contreforts. Dans le choeur, les chapiteaux montrent des oiseaux attaquant des lions et un homme étranglant fes lions. Sous l'église, un étroit escalier conduit à une crypte monolithique du Ve siècle.

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Corme-Royal

L'église St Nazaire dépendait de l'Abbaye aux Dames de Saintes. A l'extérieur, magnifiques sculptures : vierges sages et Vierges folles, Vertus et Vices...
Le portail montre le Christ donnant la règle bénédictine aux moines ainsi qu'un groupe d'acrobates.

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Château de La Roche-Corbon

Nous terminons cette brève découverte de la Saintonge par le château de La Roche-Corbon. La visite commence par une promenade à travers bois jusqu'aux grottes préhistoriques de Bouil Bleu.

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Les magnifiques jardins à la française ont la particularité d'avoir été reconstruits sur pilotis car partiellement établis sur une zone marécageuse.


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Quelques jours plus tard, nous reprenons la route pour la Charente-Maritime. Notre première étape est Brouage.

Brouage

Cette ancienne place forte, fondée en 1555, était autrefois bordée par la mer. Les alluvions charriés par les fleuves de la Charente au nord et de la Seudre au sud, ainsi que ceux déposés par l’océan à chaque marée, provoquèrent petit à petit son envasement. Les hommes façonnèrent peu à peu ce paysage marécageux. La présence de salines autour de Brouage remonte au Moyen Âge, l’époque où Brouage était la capitale européenne de « l’or blanc » : le sel. Cette richesse naturelle était jadis le seul moyen de conserver les aliments tels que les viandes, les poissons et les fromages.

Un port de commerce : Jacopolis sur Brouage, fut créé en 1555. Le sel produit était exporté vers tout le nord de l’Europe. Réputé pour sa qualité, le sel de Brouage était convoité à travers l’Europe, notamment par les pêcheurs de morue qui prenaient le large pour de grandes expéditions à Terre Neuve.
Riche et prospère, la cité devint le port maritime le plus important d’Europe, accueillant plus de 200 bateaux par jour en provenance de toute la France, mais aussi des Pays-Bas, d’Angleterre et de Scandinavie.

La ville fut fortifiée sous les ordres de Richelieu en 1628, qui en avait compris l’importance. C’est à Brouage que naquit Samuel Champlain, fondateur de la ville de Québec en 1608. Pendant les guerres de Religion, Brouage devint le théâtre de conflits entre catholiques et protestants qui se disputent la citadelle jusqu’en 1578, année à laquelle le roi Henri III proclame la cité ville royale. Jacopolis devient Brouage. Entourée par 2km de remparts, elle fut transformée en place forte en 1627 sous les ordres du Cardinal de Richelieu, son gouverneur. Réputée imprenable, la cité abritait 4000 habitants civils défendus par 500 à 2000 soldats en garnison.

Pendant le règne de Louis XIV, les fortifications furent renforcées par l’architecte militaire le Marquis de Vauban. Toutefois, avec la création de l’Arsenal Royal de Rochefort à partir de 1666, le port périclite irrémédiablement, les Brouageais quittent la ville en masse.

Ironie du sort, cette partie submersible du littoral s’envase et l’océan se retire petit à petit, marée après marée. La cité s’endort pendant plusieurs siècles. Le plus grand port de la côte Atlantique devient un fort inutile au milieu de nulle part. La citadelle se trouve aujourd’hui à 3 km de l’océan.

Longs de 2km et hauts de 8m, les remparts sont renforcés de 7 bastions et 19 échauguettes. L'escalier dit de Marie Mancini est un bon point de départ du chemin de ronde, qui vous permettra d'admirer de beaux points de vue sur les marais et la mer.

brouage

À l’entrée du bourg par la Porte Royale, une imposante bâtisse domine l’horizon : La Halle aux Vivres. Dans le projet de Richelieu, Brouage devait être équipé d’entrepôts pour stocker du vin, du cidre, des huiles, de l’eau de vie, mais aussi du poisson, de la viande salée, du blé, du froment, de l’épeautre, du sarrazin ou du seigle. Construite en 1631, cette halle de 67 m de long fut le grenier à vivres avant d’être affectée successivement à d’autres fonctions : une caserne, une annexe de l’hôpital, une prison, une poudrière.

brouage

Aujourd’hui transformées en petites échoppes et ateliers d’artistes, les écuries royales abritaient plus de 238 chevaux au XVIIe siècle ainsi que pléthore d’ateliers de forgerons, d’armuriers ou de charretiers.

brouage

Saujon

En 1912, à l'occasion de travaux effectués sur la place du Champ de foire de Saujon, on découvrit, à près de 2 mètres de profondeur, l'emplacement de l'ancien cimetière du prieuré Saint Martin, fermé en 1845 pour être déplacé ailleurs. On mit aussi au jour les ruines d'un petit monastère qui succéda, semble-t-il, à un temple romain. .
Lors des fouilles on trouva une crypte où l'on découvrit quatre magnifiques chapiteaux du XIIème, recouverts d'un crépissage avec des dessins rouges et jaunes et sculptés sur les trois faces. Malheureusement stockés sous le préau de l'école municipale durant des années, ils ont presque perdu toute trace de polychromie mais n'ont pas été abîmés par les intempéries, ce qui permet de les admirer dans toute leur splendeur.

Tous quatre présentent de très hauts tailloirs (partie supérieure du chapiteau) formés d'un large bandeau lisse et d'une partie à large chanfrein. Ils étaient supportés par des colonnes enduites de mortier blanc, ornées de losanges peints en vert, rouge ou jaune. Les chapiteaux eux-mêmes sont traités avec une recherche de détails et d'enjolivements minutieux qui ne laisse pas un espace sans décor. Quatre thèmes sont largement développés, dont trois classiques et le dernier un peu mystérieux.

Daniel dans la fosse aux lions.

Daniel dans la fosse aux lions siège, assis sous une mandorle parsemée de perles et évasée du bas, comme sous un dais. Barbu, tenant le Livre dans la main gauche et bénissant de la dextre, il est vêtu d'une robe et d'un riche manteau, attaché sur la poitrine par une agrafe en forme de croix. Ses pieds nus reposent sur l'astragale de la colonne. Il est flanqué de quatre lions, armés de pattes à trois doigts, assez débonnaires. Daniel, dans cette mise en scène symbolise le chrétien serein au milieu des dangers car il bénéficie de la protection divine et s'en remet à la sagesse de son Créateur.

Ce chapiteau ressemble beaucoup à celui de St Eutope de Saintes, mais avec une différence : à St Eutrope, Daniel lève les deux mains en un geste d'oraison peu représenté après le XIè siècle: À Saujon, Daniel est assis entouré d'une sorte de mandorle en forme de fer à cheval et ornée de perles. Elle matérialise la protection de Dieu qui l'isole des lions. Il tient de la main gauche le Livre fermé et de la main droite, il fait le geste de la prière. Cette représentation évoque les Christ en gloire : Daniel est considéré comme un précurseur du Christ et comme un lien entre Adam et celui-ci. L'Ancien Testament annonce le Nouveau.

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Le pèsement des âmes.

Saint Michel, équipé de belles ailes, donne la main à une âme nue placée sur le côté du chapiteau. Il s'apprête à l'installer dans la balance aux paniers d'osier tenus par trois solides cordes tressées qu'il tient dans l'autre main. La balance penche du côté du bien malgré les efforts grimaçants d'un atroce diable pustuleux qu'un ange à la robe finement travaillée tente de repousser de la main gauche. Ce chapiteau, d'une précision éblouissante, d'une composition parfaite (on admire en particulier la façon dont le sculpteur a sur remplir les vides avec les pointes des ailes des anges) surprend par sa qualité d'exécution : la richesse des vêtements, l'expressivité des personnages, l'élégance aérienne des plissés, la justesse des proportions en font un des sommets de la sculpture saintongeaise de l'époque romane.

Ce chapiteau est à comparer à celui de St Eutrope de Saintes.

À noter que le thème du pèsement des âmes est représenté dans le livre des morts égyptien nettement antérieur à l'ère chrétienne.

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La Résurrection du Christ ou les Saintes Femmes au Tombeau

Au centre, sous une triple arcature posée sur des colonnes torsadées (elles s’évasent en trapèze pour accentuer l'impression de profondeur, comme une annonce de la perspective) le tombeau prend la forme d'un sarcophage de pierre posé sur de petites arcades et orné de losanges réguliers. Le couvercle est largement ouvert et laisse s’échapper le linge plissé du Suaire. Devant le cercueil vide un ange lève la main gauche pour expliquer la disparition du cadavre. Cette scène centrale est complétée, par deux épisodes où interviennent les femmes de l'entourage de Jésus. Les trois Marie, drapées dans des tenues très complexes arrivent sur le côté droit de la scène et manifestent leur étonnement. Elles tiennent à la main les pots de parfums destinés à l'embaumement du cadavre. Sur le troisième côté, le Christ apparaît à Marie-Madeleine noli me tangere..

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L'homme portant un poisson.

Le dernier chapiteau, sans doute le plus original du point de vue iconographique, surprend par la modernité de sa composition : au centre, un homme genou en terre, se tient en strict profil, sa large ceinture habilement croisée sur son manteau drapé. Il tient sur son épaule, sans effort apparent, un énorme poisson tout rutilant d'écailles régulières. L'animal, qui se termine par une tête rieuse au faciès presque humain, forme une gracieuse courbe qui englobe le personnage comme un arc décoratif.

Les spécialistes pensent que le thème est profane. Nous voyons deux hommes face-à-face, celui de gauche porte sur l'épaule un énorme poisson si lourd qu'il lui fait plier le genou, l'autre porte une houe. Est-ce une représentation du pêcheur et du paysan ?

On peut aussi y trouver une signification religieuse. Il pourrait s'agir du jeune Tobie et de son père qui ensevelissait les morts, la houe pouvant être considérée comme l'outil du fossoyeur.

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Sablonceaux

L’abbaye Notre-Dame de Sablonceaux est une abbaye augustinienne fondée en 1136 par le duc d'Aquitaine Guillaume X.

Florissante au Moyen Âge, elle décroît avec le régime de la commende. Vendue comme bien national sous la Révolution française, elle est longtemps laissée à l'abandon et partiellement démolie. Au début du XXe siècle, elle est utilisée comme centre de santé, orphelinat puis comme centre agricole. Patiemment restaurée depuis 1962 grâce à l'intervention d'André Malraux, elle est rendue à la vie religieuse en 1986 avec son rachat par le diocèse de La Rochelle et Saintes et l'installation en son sein de la communauté du Chemin Neuf, communauté de spiritualité ignatienne issue du renouveau charismatique.

L'église abbatiale Notre-Dame

Ce vaste sanctuaire bâti à partir du XIIe siècle se composait à l'origine d'une longue nef d'environ 60 mètres de long comprenant trois coupoles sur pendentifs, l'ensemble étant précédé d'un narthex. Partiellement détruite après la Révolution française, elle a perdu sa façade de style roman saintongeais et deux de ses coupoles, dont on peut voir des traces de part et d'autre de la façade.
L'édifice actuel est réduit à un plan en forme de croix grecque. La nef, formant une unique travée, accueille une vaste coupole, de même que la croisée du transept. Le croisillon sud supporte le clocher, reconstruit au XIVe siècle. Celui-ci, ayant succédé à un clocher roman bâti à la croisée du transept, est formé d'une puissante tour tapissée de deux étages d'arcatures, surmontée d'un étage octogonal cantonné de quatre pinacles. Prévu pour supporter une flèche de pierre, il demeure inachevé.

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Chermignac

Au XIIe siècle est construite l'église Saint-Quentin qui relève du chapitre de Saintes. Cet édifice, en grande partie gothique aujourd'hui, possède une cloche de 1601. L'église Saint-Quentin de Chermignac et la croix hosannière du XV e siècle de Chermignac sont classées monuments historiques depuis le 5 novembre 1906. Croix hosannière du XVe siècle.

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Rioux

L'église Notre-Dame est une église de style roman saintongeais.

L'église Notre-Dame fut construite dans la seconde moitié du XIIe siècle, (vers 1160), sur la base d'un sanctuaire plus ancien et plus petit, dont il reste quelques traces dans l'avant-chœur. L'église Saint-Eutrope de Saintes (consacrée en 1096) servit de modèle aux constructeurs de Rioux. Elle a subi de nombreuses et importantes modifications au cours des siècles suivants, notamment aux XIIIe et XVe siècles.

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La nef, le portail occidental et l'abside datent du début et de la seconde moitié du XIIe siècle. La chapelle latérale sud et son portail de la seconde moitié du XIIe siècle. À l'origine l'église avait un clocher au-dessus de la quatrième travée de la nef. De fortes colonnes accolées à des pilastres attestent cette première destination. Les chapelles latérales nord, anciennes chapelles seigneuriales et la porte extérieure nord datent de la fin XVe siècle, début XVIe siècle. Le pignon de la façade occidentale a été percé d'une ouverture ronde et surmontée d'un clocher carré à faces ornées de fenêtres jumelées tréflées au XVe siècle.

La décoration sculpturale se trouve sur la façade occidentale, qui est relativement simple, et sur le chevet, qui illustrent une explosion éblouissante de techniques parfaitement maîtrisées par l'atelier de construction.

La façade occidentale

La rez-de-chaussée de la façade est occupé par un large portail à quatre voussures en plein-cintre ornées de motifs géométriques, de pointes de diamant, de fleurs stylisées, d'étoiles et d'éléments de feuillage. Les colonnes du portail sont ornées de chapiteaux historiés. Ils sont de petite dimension et malheureusement en assez mauvais état. L'érosion est trop importante pour tenter d'analyser les scènes en détail.

Au-dessus du portail se développe une arcature dont les neuf cintres larges et très fouillés reposent sur des colonnettes aux fûts ornés de motifs tous dissemblables : gaufrures, torsades, zigzags et écailles. Sur les chapiteaux prennent place des motifs géométriques ou de végétaux et d'animaux fantastiques. Les arcs ont reçu un décor sans rupture d'entrelacs et de palmettes.

L'arcature centrale, légèrement plus grande que les autres, est occupée par une Vierge à l'Enfant qui s'inscrit dans une mandorle portée par quatre anges, aujourd'hui très mutilés. Les têtes de l'Enfant et de la Vierge ont été refaites.

Les quatorze modillons figurés de la corniche sont romans. Ils alternent avec des métopes en forme de soleil. Comme sur beaucoup d'églises romanes dans le Sud-ouest les modillons de la façade servent à rappeler aux fidèles qui entrent dans l'église les péchés capitaux qui les guettent, notamment ceux de la Luxure et la Vanité. Au nord de la façade on trouve : deux lions ; un paon ; un homme nu à genou à côté d'un animal ; un sirène-oiseau ; un bouc et un homme avec une barbe bifide.

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Les modillons du chevet

La série modillonnaire du chevet n'est pas typique des églises romanes du Sud-ouest. Habituellement on trouve des représentations de mises en garde contre les dangers des péchés capitaux, en particulier de la luxure, comme sur la façade occidentale. Ici, on trouve de telles représentations, mais, il y a aussi beaucoup de représentations de têtes humaines 'paisibles', ni effrayées, ni effrayantes.

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Dans l'église on peut admirer un groupe polychrome en bois sculpté, du XVIe siècle, que l'on désigne comme le mariage mystique de sainte Catherine d'Alexandrie. La sainte reçoit l'alliance du Christ-enfant porté dans les bras de la Vierge.

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