16,5 x 24 cm - 312 pages
Collection: Pueti è cantadori
ISBN
9782824110769
18,00 €

Le livre d'histoire des chansons corses : airs célèbres, tubes et chants traditionnels... un répertoire paroles incluses à connaitre ou se remémorer...
4e de couverture
La chanson accompagne et embellit la vie de chacun de nos jours. Il arrive qu’un air s’incruste à ce point dans notre esprit qu’il en devient le révélateur d’un instant, d’un événement, d’une époque. Ainsi la chanson corse a-t-elle connu plusieurs fois ses hymnes du moment. Des temps oubliés dont il ne reste plus que la « tradition », aux reviviscences du Riacquistu, en passant par la mode de l’opéra ou du Bel canto et de l’âge d’or du folklore corse, chaque chanson est un morceau de notre histoire commune.
Mais sait-on que ces chansons ont elles-mêmes leur propre histoire ?
Enquêtant à la façon d’un chercheur en histoire immédiate, l’auteur est allé à la rencontre des auteurs et compositeurs et a recueilli, pour 130 d’entre elles, l’histoire intime de leur naissance ou de leur succès. Durant trois ans, de 2015 à 2018, il a publié ses chroniques dans l’hebdomadaire Settimana de Corse-matin, rappelant ici le contexte, là l’anecdote qui éclaire.
Le présent recueil anthologique est tout à la fois une histoire de la chanson corse en général et un précieux recueil d’histoires à découvrir...
L’auteur
Ghjilormu Padovani est journaliste et chroniqueur à Corse-matin. Musicien à ses heures, il a gardé de ses études universitaires le goût prononcé pour l’histoire en général, celle de la Corse en particulier.
Extrait :
23/12/2020Par: Julian Mattei - Publié le: 22 décembre 2020 dans Corse Matin
Dans son ouvrage À l'alba di u cantu, notre collègue Ghjilormu Padovani livre les secrets de 130 chansons corses explorées au rythme d'une chronique parue dans Settimana. Une plongée dans l'histoire parfois méconnue du patrimoine musical insulaire, qui révèle une richesse insoupçonnée à bien des égards.
Et si une chanson n'était, finalement, que le battement du cœur des Hommes ? Une émotion, un moment qui échappe dans l'art de l'instant et appuie à un endroit de l'histoire ou de la mémoire. Chacun connaît ce sentiment étrange lorsqu'un air imprime dans l'esprit, colle à la peau ou à une époque qui renaît parfois à la faveur d'un simple fredonnement.
Pourtant, que sait-on vraiment de ces chansons et de leur propre histoire ? Peu de choses, sans doute. Ou bien trop peu. À l'alba di u cantu*, qui retrace sur plus de 300 pages la vie de 130 chansons corses de l'époque du Riacquistu à aujourd'hui, démontre à ceux qui en doutaient encore ou à d'autres pour qui la création musicale s'inscrit à la marge d'un patrimoine, l'étendue et la richesse du répertoire insulaire.
Dans son ouvrage, qui vient de paraître aux éditions Albiana, Ghjilormu Padovani journaliste à Corse-Matin et chef d'orchestre du Nutiziale, sonde tel un explorateur l'histoire intime de ces airs, tantôt traditionnels, tantôt aux accents plus modernes, qui ont fait la renommée de la chanson corse ces cinquante dernières années.
« Le contexte influence toujours la plume »
Cette richesse d'une création musicale au long cours, notre collègue l'a extraite de ses nombreux récits publiés au rythme d'une chronique hebdomadaire dans les colonnes de Settimana.
Durant trois ans, entre 2015 et 2018, Ghjilormu Padovani, lui-même musicien et chanteur, est allé à la rencontre des auteurs et des compositeurs de ces titres pour en connaître la genèse, le contexte et les petites anecdotes ignorées du public qui leur confèrent parfois un sens caché. « J'ai toujours mis un point d'honneur, en écoutant une chanson, à en comprendre le texte, la naissance mais aussi les circonstances qui ont conduit son auteur à l'écrire, explique le journaliste. C'est pourquoi j'ai décidé de solliciter les différents paroliers et compositeurs, qui m'ont confié avec bienveillance leurs secrets, les pépites et les détails méconnus qui ont fait leur histoire. »
Du chant polyphonique traditionnel aux airs les plus détonants du Riacquistu, en passant par les grandes heures du folklore corse, À l'alba di u cantu donne à voir à travers chaque œuvre musicale à la fois une part de l'intime et un morceau de notre histoire commune.
Mal'Cunciliu, la chanson de Canta u Populu corsu, écrite et composée par Jean-Paul Poletti, est l'un de ces monuments allègrement disséqués par le journaliste, dont nous publions in extenso le texte et la chronique (lire ci-dessous). Sa mélodie, vieille de plus de quarante ans, a traversé les âges avec une popularité jamais infléchie.
« Mal'Cunciliu marque à mon sens un tournant dans l'histoire musicale insulaire, avance Ghjilormu Padovani. C'est le miroir de notre imaginaire, le reflet de l'âme du peuple et d'une époque, car le contexte influence toujours la plume. »
De l'histoire à l'intime
À travers ses 130 titres, l'ouvrage porte forcément la marque de nombreux auteurs incontournables, dont les plumes ont aussi écrit sans fausse note les plus belles pages de l'histoire des groupes insulaires.
Jacques Fusina, Ceccè Lanfranchi, Jean-François Bernardini, Ghjuvant'Teramu Rocchi et bien d'autres... de l'amour à la revendication, de l'histoire aux hommages à la nature, À l'alba di u cantu recueille les confidences de ces poètes qui ont donné à la Corse ses hymnes du moment dont la plupart, jamais passés de mode, sont entrés jusque dans les foyers, accompagnant tant de moments avec leur part d'intimité profonde. émotionnelle, parfois.
Sous la plume de Ghjuvan'Teramu Rocchi, le bouleversant Ci sì tù, laisse ainsi entrevoir un aspect quasi-charnel de l'auteur.
Ce texte émouvant, qui figure sur l'album E Nove de Felì, sorti en 2002, est celui d'un enfant qui a eu le bonheur de se lover sous une aile maternelle. Ou bien de celui qui a perdu sa mère si tôt qu'il se trouve contraint d'écrire ce qu'il aurait voulu vivre. « Lorsque Ghjuvan'Teramu se confie sur l'écriture de cette chanson, il était d'une pudeur immense, se souvient Ghjilormu Padovani. J'ai compris qu'il avait perdu sa maman très jeune, et qu'il l'avait écrite avec les bribes de souvenir qu'il en avait, mais aussi les moments qu'il n'a pas connus et qu'il a réussi malgré tout à faire vivre à travers ces quelques lignes. »
En dépit d'un fil directeur attaché à toute l'envergure de ces œuvres, se lancer dans un tel recueil anthologique implique nécessairement une sélection. Une part de subjectivité que l'intéressé assume sans ambages, le répertoire insulaire étant si vaste qu'il a fallu faire un choix, forcément très personnel.
Inspiré, en tout cas, des textes majeurs qui habitent celui qui se définit avant tout comme « un passionné de musique et d'histoire », mué en explorateur de l'imaginaire musical insulaire. « Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique », philosophait Platon voilà bientôt vingt-cinq siècles. À l'alba di u cantu en décrypte toute la mélodie avec minutie.
L'entre-deux-mondes
Heureusement, les monuments ne sont pas faits que de pierres. Mal'Cunciliu n'est pas qu'une belle chanson de Canta u Populu corsu écrite et composée par Jean-Paul Poletti, et mise en musique par Christophe Mac Daniel.
écouter Mal'Cunciliu est d'abord une rencontre avec la substantifique moelle d'un peuple : son imaginaire qui irrigue toute son existence.
écouter Mal'Cunciliu, c'est pousser la porte d'une chambre à coucher, s'asseoir discrètement dans un coin et se laisser raconter une histoire. C'est évoquer ce rapport à la mort - et donc à la vie - qui a bâti chaque parcelle de l'âme insulaire. Canta avait pour vocation de « chanter » le peuple. Peu de textes sont allés aussi loin en trois minutes.
Il faut remonter en 1973. Le roman de Jean-Claude Rogliano, Le Berger des morts. Mal'Conciliu vient de sortir. Dans une écriture lumineuse, l'auteur raconte l'histoire d'un châtaignier qui existe réellement à Carchetu, en Castagniccia, de ces lieux frontaliers entre vie et mort, dominés par la présence inquiétante et pourtant familière du mazzeru. L'intrigue tragique tourne autour d'un amour impossible entre un fou - ou perçu comme tel et la plus belle fille du village, Lesia, fille unique du sgiò Don Manfredo, sur fond d'intrigue ésotérique mêlant religion et croyances séculaires.
C'est après avoir dévoré le livre que Jean-Paul Poletti décide l'écriture d'une chanson. « Son atmosphère magique m'a parlé intérieurement », confie-t-il. Elle lui inspire un mouvement classique, différent de la trame traditionnelle que vient de bâtir l'auteur pour L'Alta Strada. Son ambition un peu folle est de créer un petit concerto. Mais par manque évident de moyens, il compense par une écriture à la fois dense et ouverte.
Côté musique, il compose la mélodie alors que Christophe Mac Daniel l'habille d'un piano omniprésent.
Les harmonies issues de l'instrument laissaient déjà entrevoir les capacités classiques indéniables de l'œuvre. Mais comment faire adhérer le reste du groupe ? « Nous étions dans une phase très traditionnelle, loin de ce genre de chanson. J'étais persuadé qu'elle n'allait pas être acceptée et comprise pour ce qu'elle était : un profond témoignage de ce que nous sommes. Je me suis lourdement trompé », témoigne-t-il.
Parce que ce « n'était pas encore le moment », Mal'Conciliu n'est enregistrée que six ans plus tard, en 1979, sur Chjamu a puesia. L'immense succès local est immédiat et les raisons sont multiples. à sa manière, Mal'Conciliu fait œuvre de réappropriation en (ré)investissant pour la première fois le domaine du rêve, rappelant la phrase de Baudelaire, exergue à l'ouvrage de Jean-Claude Rogliano : « Garde tes songes : les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous ! »
Les racines d'un tel arbre ont finalement pris possession de cette terre, dans une oscillation permanente entre les deux piliers d'une vie, le bien et le mal. Mal'Cunciliu est à la fois « ange et démon », « caresse et terreur », « joie et douleur ». Le châtaignier nourricier devient alors encore plus important que le fruit qu'il produit, il est cette porte sur l'au-delà qui ne se ferme jamais. Les limites entre l'ici et l'ailleurs sont gommées et cette dualité prend tout son sens dans le dernier vers : « Je suis né dans ta fureur, Mal'Cunciliu. » Une (re)naissance dans la mort qui appartient à tant de croyances.
« C'est la naissance par ce que la mort nous enlève », souligne Jean-Paul Poletti qui ne renie pas la phrase de Mitterrand : « Je crois aux forces de l'esprit ». Ce n'est qu'en 1989, sous la baguette de Costa Papadoukas et l'archet du violoncelliste Frédéric Lodeon, que Mal'Cunciliu prendra l'air véritable d'un concerto. La mélodie, inspirée des premières notes d'un voceru traditionnel, portée par la puissance d'un chœur symbolisant « les voix du passé qui resurgissent dans le présent », a largement contribué à installer cette ambiance d'entre-deux-mondes.
Une œuvre intemporelle, finalement résumée par Antoine Ciosi : « Par sa puissance, Mal'Cunciliu m'a fait comprendre tout ce qui nous manquait. »
Tù sì l'alburu di lume
è ne veni da luntanu
Tù sì lu tonu e lu fiume
è Lesia chi canta pianu
Tù sì l'errante d'amore
Chì camina in la muntagna
Tù sì l'omu chi si more
Quandu fala l'ombra pagna
è quandu a notte ti porta
E voce di Torremorta
è chì u cantu di l'onda
Colla da a terra prufonda
Tù sì l'alburu di sognu
Scurticatu da lu ventu
Tù sì anghjulu o demoniu
A carezza o lu spaventu
Tù sì gioia o dulore
Ma cun tè mi meravigliu
Sò natu in lu to furore
Mal'Cunciliu.
*À l'alba di u cantu, 130 chansons corses et leur histoire, éditions Albiana, 312 pages, 18 euros.
19/12/2019

de Patrizia Gattaceca (Albiana éditions)
Une formidable fresque sur la chanson corse et sa place dans le mouvement de renouveau culturel des années quatre-vingt. Théâtre, littérature, spectacles vivants, arts visuels, cinéma, le chant corse s’est glissé dans tous les espaces avec un rare bonheur. Un livre pour dire l’amour de la langue, du chant, de la musique, des interprètes et de la Corse.
Lire les dfférents articles ci-dessous.
La musique corse a connu au cours des quarante dernières années un essor sans égal. Au début des années 70, porté par le mouvement revendicatif, politique et culturel du Riacquistu, elle a vu naître des dizaines de groupes et s’exprimer tout autant d’artistes : chanteurs, musiciens, paroliers...
Elle a permis aussi à des entreprises (producteurs, studios d’enregistrement ...) de s’installer durablement mais surtout elle a conquis des lettres de noblesses tant dans l’île qu’à l’extérieur.
Dans cet excellent ouvrage Patrizia, auteur-compositeur-interprète-poète-comédienne, nous révèle comment certaines façons de chanter ont pu survivre au fil des années....
Aucun genre n’a été délaissé dans ce fabuleux tourbillon créatif : variété, pop, jazz, classique... Patrizia nous prouve qu’existe aujourd’hui un son « corse », une façon de chanter qui a su séduire les publics mais aussi les plus grands artistes de world music, parmi les plus créatifs.
Une chanson corse qui a aussi su intégrer les apports des cultures musicales les plus diverses venues du monde entier : Pays basque, Géorgie, Irlande, Japon... et hisser la Corse au niveau des autres grandes régions de tradition musicale.
La production discographique de ces années d’essor est elle-même remarquable puisque de quelques unités annuelles, les sorties d’albums corses se sont élevées parfois à plusieurs dizaines par an.
C’est une Mossa, une lame de fond qui a déferlé sur l’île et au-delà qui a installé durablement ses mélodies, ses textes, ses voix inoubliables. Et Patrizia Gattaceca fait partie de ces voix, ayant en effet enregistré son premier 45 tours à l’âge de 18 ans, collecté des chants villageois qui étaient en passe de disparaître, participé aux enregistrements de certains des groupes phare des années 1970-1980 comme Canta u Populu Corsu ou Chjami aghjalesi.
C’est elle qui a fondé le tout premier groupe exclusivement féminin (E duie Patrizie puis Soledonna) et a été partie prenante de nombreuses expériences musicales retentissantes (Nouvelles Polyphonies Corses, etc.).
Elle a aussi œuvré en solo en tant qu’auteure-interprète, mais aussi en tant qu’actrice de théâtre. Témoin privilégié du Riacquistu par son engagement militant pour la langue et la culture de son île, Patrizia Gattaceca retrace le chemin parcouru par cet ensemble disparate et cohérent, ces créateurs, ces chantres du partage, ces voix nouvelles qui ont porté le Cantu in mossa.
Un livre superbe, émouvant, richement illustré. Une belle idée de cadeau en cette période de fête. Un cadeau à s’offrir ou à offrir aux passionnés de chants et de culture corses.
Patrizia Gattaceca : « U cantu in mossa - Le chant corse sur la voie » aux éditions Albiana

Source : http://www.corsenetinfos.corsica
Elle fait partie de ces quelques femmes qui, dès les années 1970, on participé au "riacquistu". Patrizia Gattaceca publie le fruit d'un long travail : "Cantu in mossa, le chant corse sur la voie".
Par Pierre-Olivier Casabianca - 18/12/2016
Patrizia Gattaceca raconte l'histoire de la chanson corse
Interviews : Patrizia Gattaceca, chanteuse, auteur de "Cantu in Mossa"; Antonu Marielli, auteur-compositeur-interprète, et fondateur de Diana di l'Allba
Elle y raconte presque un siècle de chanson corse, avec des documents que beaucoup n'ont pas eu l'occasion de voir depuis bien longtemps... Patrizia Gattaceca évoque, bien entendu, le riacquistu qui revient au-devant de la scène dans les années 70.
"Un retour qui n'avait rien de nostalgique. C'est un grand mouvement de réappropriation mais surtout de création. C'est à dire aller chercher ce qui était enfoui, ce que nous nous sommes réapproprié pour que ceci nous serve à aller de l'avant et à créer", explique Patrizia Gattaceca.
Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr
Et une nouvelle recension sur la revue italienne "Musica Maestro" :


Une réédition bienvenue, celle de Cantu Nustrale de Ghjermana de Zerbi. La première édition de cet ouvrage paru en 1981 était depuis longtemps épuisée.
Nanne, Canti pè i
zitelli, Serinati è canti d'amore, Lamenti d'amore, Canti di donne,
Cuntrasti, Canti di a cuscrizzione, Canti di travagliu, Paesi è
stagioni, Canzone d'elezzioni, Canzone scherzose è per ballà, Lamenti,
Voceri è ballate, Cantu indiatu, Inni et enfin Paghjelle sont les
chapitres de cet ouvrage de référence qui passionnera tout amateur de
chant corse.
Cette troisième édition est pratiquement réalisée à
l'identique de la première.
Deux innovations : l'indication de
l'incalcu (accent tonique)
ainsi que des tablatures. L'auteure prépare,
avec Mighele Raffaelli, une Antulugia
di u Cantu nustrale que nous
attendons avec impatience.

Un article de "Corsica" à télécharger :
http://info.club-corsica.com/cul_125_001.pdf
J'ai ouvert une page spécifique pour mon livre. Suivre ce lien. Et la page Facebook est là.
Sur une idée initiale de Gerda-Marie Kühn, la réalisation du projet de trois passionnés : offrir les paroles de chansons diverses en corse, en français et en allemand, traduites en français par Ghjacumu Fusina (lui-même auteur de certaines de ces chansons), en allemand par Gerda, et richement illustrées par les photos de Harald Zeiher.
A découvrir également ici (en allemand) :
http://www.erlebtemusik.de/isula.htm

Les personnes intéressées par l'acquisition de cet ouvrage (25 € port compris) peuvent me contacter. Pour renseignements et/ou commandes: kuhn-korsika@wanadoo.fr

Après Une
odeur de figuier sauvage, chronique villageoise d'une
enfance dans la Casinca, Antoine Ciosi poursuit le récit de la vie
singulière d'un Corse dans le Paris des années 50.
Antoine Ciosi donne libre cours à son amour de la terre natale,
chantant avec bonheur la ruralité perdue, son parfum et son
authenticité, dans ce véritable hymne à l'île de Beauté.
Antoine Ciosi montre tous ses talents de conteur en lisant un passage de son livre, qu'il illustre également en
chantant a cappella de sa voix à la tessiture exceptionnelle. Un très grand Monsieur.

complète admirablement la suite autobiographique d'Antoine Ciosi.

Si longtemps le grand public a assimilé la musique corse aux ritournelles de Tino Rossi, les trente dernières années ont corrigé bien des poncifs. La revendication culturelle qui a accompagné et parfois même soutenu la contestation politique a permis de restaurer la place primordiale de l'expression polyphonique.
Cette forme ancestrale qui porte le chant de l'âme corse passe aujourd'hui pour un miracle de transmission séculaire. Qu'en est-il réellement ? Que représente ce chant ? Que met-il en jeu ? Sa lente résurrection garantit-elle l'authenticité qu'on lui prête ? C'est à ces questions que cet ouvrage. livre et disque, prétend contribuer à répondre.
Historien,
amoureux de musiques et de livres, Philippe-Jean Catinchi,
que les spectateurs des Rencontres de Calvi connaissent bien, célèbre
le métissage.
Son livre s'ouvre sur une vingtaine de lignes éclairantes
d'Erri de Luca.
Le renouveau des polyphonies s'inscrit pour
Philippe-Jean Catinchi dans la recherche et la revendication d'une
identité, même si diverses influences méditerranéennes se retrouvent
dans ces « voix de la montagne ».
Cet ouvrage très dense présente aussi
une « Petite anthologie de poésie vocale corse », paghjelli, lamenti,
voceri et hymnes guerriers, mais aussi un glossaire, une bibliographie
et une discographie, sans oublier le CD.
Tout simplement indispensable.
Frank Tenaille : Corse - Polyphonies et chants"Le chant corse est bien un paysage. Il s'écoute,mais aussi se voit".
"Notre chant est de pierre et d'eau ; un rêve d'éternité charrié par des générations venues tisser et retisser dans le regard des ans, les fils d'un vieux partage", dit Jean-Claude Acquaviva, cité par l'auteur Franck Tenaille, journaliste spécialisé dans les musiques du monde, conseiller artistique du festival de Radio France-Montpellier, que les fidèles des Rencontres de Calvi ou des Traversées de Tatihou connaissent bien.
La polyphonie, aux "racines archaïques" souvent apparentée au chant grégorien, était au départ un chant de bergers,de chasseurs,de cultivateurs. Sa transmission est orale.
Malgré la "disparition de la société agropastorale" des groupes la font toujours revivre. Ce n'est pas forcément une musique d'hommes comme on le croit souvent.
Illustré de belles photos (de groupes passés et présents ou de paysages corses) ce livre de musique est accompagné d'un CD.
Très complet, il fait référence au "paganisme originel" qui fait parfois interdire ces chants des églises. Il explique sa composition (sizains, octosyllabes..). Il est accompagné d'extraits de textes. Il relate son évolution historique, parle de sacré et de profane, de "mémoire" et de "combat identitaire".
Franck Tenaille est l'auteur de (entre autres) le Printemps de Bourges: Chroniques des musiques d'aujourd'hui.
Non moins indispensable !
Un livre passionnant sur l'histoire des musiques de Corse, à partir d'une lecture renouvelée de la notion de musique traditionnelle.


L'auteur, musicien de jazz et membre de
l'association Voce Cumune,
dresse un inventaire de l'ensemble des formes musicales corse, en les
replaçant dans l'espace musicologique méditerranéen. Passionnant.



Parution : 30-10-2014
«L'art poétique des polyphonies corses, connu de moi dès l'enfance, m'a portée à aimer le baroque, Ovide, le chant grégorien, les sonnets de Shakespeare, l'expression du désir anéanti, du désastre, de la langue perdue, Giotto, Piero della Francesca, la couleur terre de Sienne, les gisants napolitains, l'Iliade d'Homère, les messes des morts, le Miserere d'Allegri, les lamenti, la profonde solitude, Les Regrets de Du Bellay, l'amitié de haute valeur, la révolte, le vertige du ressassement et, par-dessus tout, l'instinct artistique.»
Né d'une pérégrination dans divers lieux de concerts de l'île et d'une réflexion sur la musique et sur l'art, ce récit nous invite à une flânerie chaleureuse dans l'imaginaire corse, qui touchera les amateurs de musique, au-delà des aficionados de la polyphonie insulaire.
Collection Blanche, Gallimard
464 pages, 140 x 205 mm
Achevé d'imprimer : 15-10-2014
Janvier 2019

Les soixante-treize chants présentés ici ont été recueillis en Corse par Felix Quilici au cours d'une vaste campagne de collecte réalisée dans les années 1960. De tradition orale, ces chants sont, pour plus de la moitié d'entre eux, publiés ici pour la première fois. Ils témoignent de la vie quotidienne et spirituelle de l'île, comme d'une vive inspiration collective et individuelle. Ainsi nous sont transmis de beaux récits de vies et une littérature poétique et riche. La transcription des textes et leur traduction en français par Ghjuvanteramu Rocchi accompagnent les enregistrements originaux qui composent les 3 CD. Une anthologie remarquable, pensée par Felix Quilici avant sa disparition et aujourd'hui menée à terme.
Musicien classique de formation, Félix Quilici fut l'un des pionniers de l'ethnomusicologie en France. Ghjuvanteramu Rocchi, l'un des grands poètes corses, a été le précurseur de l'enseignement de la langue corse.
Editeur : ALAIN PIAZZOLA
Date de parution : 27/12/2018
ISBN : 9782364790711
Largeur : 170mm
Hauteur : 246mm
Poids : 0.587Kg
Nombre de pages : 184
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